Une maison sans DAACT est-elle assurée en cas de fissures dues au retrait-gonflement des argiles (RGA) ? Découvrez les conséquences juridiques et assurantielles de l'absence de déclaration d'achèvement des travaux.
Chaque année, de nombreux propriétaires découvrent des fissures sur leur maison à la suite d'épisodes de sécheresse. Le phénomène de Retrait-Gonflement des Argiles (RGA) est aujourd'hui l'une des principales causes de sinistres liés aux catastrophes naturelles en France.
Mais une question revient régulièrement :
Une maison dont la DAACT n'a jamais été déposée est-elle toujours couverte par son assurance en cas de sinistre RGA ?
La réponse est rassurante… mais mérite plusieurs nuances importantes.
La nouvelle cartographie du risque RGA confirme une aggravation majeure en France. Découvrez pourquoi plus d'une maison individuelle sur deux est désormais concernée et comment protéger votre projet immobilier.
Les épisodes de sécheresse se multiplient en France. Après plusieurs étés exceptionnellement chauds, un phénomène longtemps méconnu est devenu l'un des premiers risques naturels pour les habitations : le Retrait-Gonflement des Argiles (RGA).
La nouvelle cartographie officielle publiée en 2026 est sans appel : 55 % du territoire métropolitain est désormais classé en exposition moyenne ou forte au phénomène de retrait-gonflement des argiles, contre 48 % seulement lors du précédent zonage de 2020. Plus de 12,1 millions de maisons individuelles, soit près de deux logements sur trois, sont désormais concernées.
Autrement dit, le risque n'est plus limité à quelques départements du Sud-Ouest ou du Centre de la France : il devient un enjeu national.
Lorsqu'un important séisme frappe un pays comme le Venezuela, les images de bâtiments endommagés et de routes déformées font rapidement le tour du monde. Ces événements semblent souvent très éloignés de notre quotidien.
Pourtant, les tremblements de terre ne concernent pas uniquement les régions les plus connues pour leur activité sismique. La France est également exposée à ce risque, avec des niveaux variables selon les territoires.
Le récent séisme survenu au Venezuela est donc l'occasion de mieux comprendre ce qu'est un séisme, pourquoi il se produit et comment les bâtiments peuvent être conçus pour mieux y résister.
La surface de notre planète est constituée de grandes plaques rocheuses qui se déplacent très lentement.
Au fil du temps, ces mouvements accumulent d'importantes contraintes dans les roches. Lorsque celles-ci deviennent trop fortes, elles se libèrent brutalement : c'est le séisme.
Cette rupture provoque des ondes qui se propagent dans le sol et font vibrer les bâtiments.
La plupart des secousses sont faibles et passent inaperçues. En revanche, lorsqu'un séisme est plus puissant ou survient près d'une zone habitée, les conséquences peuvent être importantes.
Lorsque l'on pense aux conséquences d'une canicule, on imagine souvent les fortes chaleurs, les restrictions d'eau ou encore les incendies de forêt. Pourtant, les épisodes de sécheresse peuvent aussi fragiliser les maisons.
Depuis plusieurs années, de nombreux propriétaires découvrent des fissures sur les murs de leur habitation après un été particulièrement sec. Dans la plupart des cas, ces désordres sont liés à un phénomène naturel appelé retrait-gonflement des argiles.
Les épisodes de canicule se multiplient et s'intensifient. Au-delà de leurs conséquences sur la santé, l'agriculture ou les ressources en eau, ils ont également un impact majeur sur les bâtiments. Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure le retrait-gonflement des sols argileux (RGA), responsable de milliers de sinistres chaque année en France.
Pourquoi les périodes de forte chaleur aggravent-elles ce phénomène ? Quels sont les bâtiments les plus exposés ? Et surtout, comment limiter les risques ? Décryptage.
Les sols argileux possèdent une caractéristique particulière : ils réagissent fortement aux variations de leur teneur en eau.
Lorsque le sol est humide, les minéraux argileux absorbent l'eau et augmentent de volume. À l'inverse, lors des périodes de sécheresse prolongée, ils perdent leur humidité et se contractent. Ce mouvement de retrait peut atteindre plusieurs centimètres selon la nature du terrain.
Les fondations des bâtiments reposant sur ces sols subissent alors des déplacements différentiels qui peuvent fragiliser la structure.
Les canicules, associées à des déficits de précipitations parfois importants, accélèrent le dessèchement des premiers mètres du sol. Plus les températures sont élevées et les sécheresses longues, plus les mouvements du terrain deviennent importants.